Trying not to give a fuck

J'en ai marre :

- Du serveur de l'AS down au bout de 10 minutes après le début des inscriptions à cause du nombre trop important de connexions.
- Des e-cours qui sont mis en ligne que trois jours après le magistral
- Des magistraux qui ne sont pas enregistrés et mis à disposition en e-cours.
- Du monde à Paris, de zigzaguer sans arrêt sur le trottoir et d'éviter de se faire écraser par les voitures
- De la file d'attente pour les inscriptions au BDA, de la file d'attente pour les réinscriptions administratives, pour les files d'attente pour revalider sa carte CROUS, de la file d'attente pour rentrer à la bibliothèque du Panthéon, de la file d'attente pour s'inscrire en sport, de la file d'attente de 20 minutes POUR S'ACHETER UN SIMPLE SANDWICH, de la file d'attente pour les expositions et les musées, de la file d'attente pour la Poste.
- De pas pouvoir avoir de places à mon cours de droit parce que les étudiants internationaux s'inscrivent une semaine avant nous sans raison et nous chourent nos places
- Des inscriptions pédagogiques : marre des codes étranges qui identifient les cours et qui rendent l'interface complètement illisible et pas claire, et absolument pas du tout intuitive. Marre des codes d'erreurs avec des « % $ § » et de la FAQ pourrie perdue dans une section introuvable du site qui expliquent la signification des codes d'erreurs, alors que le site pourrait simplement afficher en bon français automatiquement la signification de ces codes sous forme d'une fenêtre alerte Windows. Marre des inscriptions non groupées et donc incompréhensibles pour le néophyte en ce qui concerne les triplettes de première année. Marre du système de paliers qui n'est absolument jamais expliqué aux élèves de Sciences Po, alors que c'est crucial pour ne pas se faire enculer à sec au moment des IP. Marre de l'absence d'inscription automatique au cours magistral pour les conférences associées à un cours magistral. Marre des conflits horaires sur des e-cours alors qu'on devrait avoir le choix et que c'est juste EVIDENT. Marre du système tout entier des inscriptions pédagogiques où il faut se battre façon Battle Royale pour obtenir une place aux cours que l'on veut, marre surtout quand je le compare au système add-and-drop américain, beaucoup plus compatibles à des effectifs très importants (c'est-à-dire à partir de 8000/10 000 élèves). Marre du fait qu'on dépense des milliers de thunes dans des projets inutiles comme la refonte de l'ENTG ou l'aménagement de l'accueil alors qu'il est beaucoup plus important d'améliorer l'interface des inscriptions pédagogiques, en attendant une réforme profonde du système ...
- Marre de devoir être en niveau 4 en anglais pour étudier une LV2.
- Marre des locaux minuscules et éparpillées sur plusieurs km², marre des salles étriquées, marre du manque de places à la bibliothèque, marre d'avoir 2m² en moyenne par étudiant parce qu'on est 10 000. Marre du réseau Wifi qui plante, marre de mes conditions étudiantes de merde.
- J'en ai marre du monde à Paris, du monde dans le métro, dans les transports en communs, dans la rue, j'en ai marre du bruit permanent, du flot ininterrompu de voitures, à toute heure de la journée et de la pollution sonore qui te fatigue l'esprit. J'en ai marre des clodos qui ne cessent de me héler, marre des files d'attente, des rues pas boisées, j'en ai marre des temps de trajet.

Je suis définitivement devenu un misanthrope teinté d'agoraphobie. Heureusement que malgré tout je trouve mes études intéressantes.

Je devrais écouter Jon Lajoie dans ces moments de faiblesse, it may allow me to "improve my quality of life".

# Enviado em Quinta 17 Setembro 2009 08:10

La lettre posthume de Ted Kennedy à Barack Obama, écrite trois mois avant la mort de Ted.

La lettre posthume de Ted Kennedy à Barack Obama, écrite trois mois avant la mort de Ted.
THE WHITE HOUSE

Office of the Press Secretary

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FOR IMMEDIATE RELEASE

September 9, 2009

Below is the text of the letter from Senator Edward M. Kennedy referenced by the President in tonight's address to a Joint Session of Congress.

May 12, 2009

Dear Mr. President,

I wanted to write a few final words to you to express my gratitude for your repeated personal kindnesses to me – and one last time, to salute your leadership in giving our country back its future and its truth.

On a personal level, you and Michelle reached out to Vicki, to our family and me in so many different ways. You helped to make these difficult months a happy time in my life.

You also made it a time of hope for me and for our country.

When I thought of all the years, all the battles, and all the memories of my long public life, I felt confident in these closing days that while I will not be there when it happens, you will be the President who at long last signs into law the health care reform that is the great unfinished business of our society. For me, this cause stretched across decades; it has been disappointed, but never finally defeated. It was the cause of my life. And in the past year, the prospect of victory sustained me-and the work of achieving it summoned my energy and determination.

There will be struggles – there always have been – and they are already underway again. But as we moved forward in these months, I learned that you will not yield to calls to retreat - that you will stay with the cause until it is won. I saw your conviction that the time is now and witnessed your unwavering commitment and understanding that health care is a decisive issue for our future prosperity. But you have also reminded all of us that it concerns more than material things; that what we face is above all a moral issue; that at stake are not just the details of policy, but fundamental principles of social justice and the character of our country.

And so because of your vision and resolve, I came to believe that soon, very soon, affordable health coverage will be available to all, in an America where the state of a family's health will never again depend on the amount of a family's wealth. And while I will not see the victory, I was able to look forward and know that we will – yes, we will – fulfill the promise of health care in America as a right and not a privilege.

In closing, let me say again how proud I was to be part of your campaign- and proud as well to play a part in the early months of a new era of high purpose and achievement. I entered public life with a young President who inspired a generation and the world. It gives me great hope that as I leave, another young President inspires another generation and once more on America's behalf inspires the entire world.

So, I wrote this to thank you one last time as a friend- and to stand with you one last time for change and the America we can become.

At the Denver Convention where you were nominated, I said the dream lives on.

And I finished this letter with unshakable faith that the dream will be fulfilled for this generation, and preserved and enlarged for generations to come.

With deep respect and abiding affection,

[Ted]

# Enviado em Quinta 10 Setembro 2009 06:07

# Enviado em Quarta 09 Setembro 2009 17:49

Secret Story 3

Depuis la première télé-réalité en 2001 avec Love Story sur M6, le genre a connu moult déclinaisons depuis bientôt une décennie sur les chaînes du PAF et du monde entier, TF1 étant bien sûr l'adepte principal de la chose. Après une petite période de gloire, la télé-réalité est comme vous le savez sans doute rapidement devenue synonyme de télé-poubelle, d'émissions de décérébrés, tout d'abord de part le choix des candidats - rarement des lumières et en rien subtils - et de part le caractère en général peu constructif de leurs activités : soit rien foutre dans un grand loft, à se bécoter et à barboter dans la piscine, soit prétexter tester la solidité d'un couple pour aller faire la pute aux Maldives, soit ... chanter. Hum. Toujours est-il que là où je vis, de là où je viens, c'est-à-dire le petit milieu tradi-catho-bourgeois et adepte, à l'occasion, d'un onanisme un peu germanopratin sur les bords (dont je n'aime pas me revendiquer mais que je ne renie pas non plus), eh bien, dans ce milieu-là, c'est MAL de voir ce genre de "débilités". Des émissions qui soi-disant baissent le niveau intellectuel de la journée pour de bon, qui rendent bête ou qui n'apportent pas grand-chose (c'est-à-dire ENCORE moins que le résidu d'intérêt que propose globalement la télé).

C'est dans ce contexte de tensions télévisuelles que je m'insurge, pour me défendre face aux nombreuses attaques que j'ai subi, que je subis, et que je subirai encore (peut-être à cause des lecteurs de cet article).
OUI, j'aime Secret Story. J'ai toujours regardé, de la première à la dernière saison, du début à la fin, oui, je suis au taquet pour les quotidiennes, oui, je me suis pris aux histoires de pacotille, aux chamailleries, aux amourettes.
So what ? Les amourettes sont-ils le lot des beaufs ? Des cons ? Des bimbos ?
Les batifolages, ou les querelles idiotes et non nécessaires ne sont-ils vécus que par "ceux qui regardent ce genre d'émissions" ?

Je trouve que ces émissions sont parfois passionnantes, car très révélatrices de la nature humaine, elles sont pleines de rebondissements, elles ont évidemment le poids du réel, et sont dignes des meilleurs fictions et séries, ces mêmes sitcoms que tous les ados et adultes regardent sans que personne ne bronche.

Je soutiens que Secret Story n'est pas moins intéressant et enrichissant que Friends, How I Met Your Mother, ou Dawson, pourtant bien plus politiquement corrects à regarder.
C'est la même chose, je dirais même que c'est mieux, pour toutes les raisons que je vous ai cité.

Je poste cet article car c'est la première fois que je trouve un "cru" d'une émission de télé-réalité aussi bien réussi que Secret Story 3, qui a dépassé toutes mes espérances, en termes d'émotions, d'énervement, de suspens, et d'implication en général.

Le problème d'en discuter est qu'en général, le débat se cristallise autour de ceux qui suivent et ceux qui ne regardent pas, donc qui ne savent que ce qu'ils en voient vaguement à travers les petits spots rose fluo que balance sporadiquement TF1 pour annoncer le prochain prime-time.
"Regardez donc", que dis-je, à tous mes détracteurs. Le problème est qu'ils ont un préjugé et ne voient pas pourquoi ils le remettraient en cause. Je trouve toujours que c'est très facile de dire "essaie, avant de parler", mais je dois admettre que pour le coup, c'est que je dirais.
Et encore, je dirais même plus : regardez plusieurs quotidiennes, car évidemment, et c'est le principe d'une série, l'effet d'immersion ne commence qu'à partir du moment où l'on s'attache aux personnes et personnages, lorsque l'on retrouve leurs histoires à chaque épisode, au point où on les avait laissés à l'épisode suivant. Le fait que Brandon trompe Jessica avec Shirley n'est pas très éclairant pour le profane, mais renversant pour l'adepte.

Ce que j'essaie donc d'expliquer, c'est que le fait qu'on se passionne pour les films, pour les séries, pour les émissions de télé-réalité, pour les livres, se base sur la même mécanique, sur les mêmes "trucs", sur les mêmes processus intellectuels et psychologiques.

Que ce soit Roméo et Juliette, Rhett Butler et Scarlet O'Hara, Jonathan et Sabrina, Harry et Hermione (oups spoiler), C'EST LA MÊME CHOSE. Donc ça marche pour tout le monde. J'espère que ça vous fera réfléchir, et vous permettra de COMPRENDRE ceux qui regardent des émissions de télé-réalité. Car si je regarde Secret Story 3, c'est pour tout ça, c'est parce que je prends parti pour des candidats que j'aime beaucoup et qui sont les "héros" de l'histoire, que je me plais à déceler les histoires d'amour naissantes et les revirements de situation, que je m'agace à voir comploter les "méchants". C'est une vraie tragi-comédie shakespearienne.

C'est du Molière, c'est une pièce de théâtre, avec amours et trahisons, fidélités, confiances, clans, mensonges et fourberies. La télé-réalité use des mêmes ressorts que le spectacle en général. C'est pour ça qu'on appelle ça une émission de divertissement. Oubliez un peu l'image de Loanna et de sa légendaire sagacité, et mettez vous au goût du jour.


En conclusion, je dirais fuck off à tous ceux qui ne comprennent pas et qui ne tolèrent pas, et bonne rentrée à tous :)


http://www.metrofrance.com/loisirs/secret-story-jonathan-et-sabrina-en-pleine-tragedie-grecque/mihc!Cf9RKJu2HRPSk/

# Enviado em Quarta 09 Setembro 2009 15:44

Modificado em Quarta 09 Setembro 2009 18:31

Rodrigo y Gabriela

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# Enviado em Quarta 09 Setembro 2009 10:56

Qui est raciste ?

Hé mais ... il a pas complètement raison ce mec ?

Bon, j'exagère, j'ai simplement été séduit par cet article impolitiquement correct qui va, avec justesse, à contresens de la pensée unique, "les racistes c'est mal bouh". Je n'y souscris en effet pas complètement.

Notre cher ASP Explorer se fourvoie en affirmant qu'être raciste, ça n'est QUE "prendre une barre de fer et à descendre dans la rue avec les copains pour casser du boucaque", ou encore donner des coups de machette à l'ethnie d'en face. Il sous-estime le pouvoir du racisme ordinaire, le racisme quotidien, les insultes, les moqueries, l'isolement, l'exclusion "douce". Le racisme, en France, est bien plus une vermine rampante qu'autre chose, au même titre d'ailleurs que toutes les autres bigoteries et intolérances en tout genre, qui ne s'expriment plus (et heureusement) au grand jour.
Une amie de Sciences Po qui vit cette année en Australie a pris conscience que c'est loin d'être le cas ailleurs, même dans une société occidentale comme chez les Aussies. On lui a refusé l'accès à un bar car elle était accoutrée aux couleurs de l'équipe brésilienne, qui jouait contre l'Australie ce soir là. "No brazilians here.". Même si ça n'est pas du racisme mais du sectarisme basé sur des critères nationaux. Que quelqu'un ose me dire "ça peut se comprendre, ce sont des rivalités sportives ...".

# Enviado em Terça 08 Setembro 2009 02:35

Modificado em Terça 08 Setembro 2009 02:48

Je suis fatigué.

J'ai envie d'écrire mais je ne sais pas par où commencer.
Je suis fatigué.

# Enviado em Segunda 07 Setembro 2009 17:28

Frances Farmer - God Dies

"God Dies"

No one ever came to me and said, "You're a fool. There isn't such a thing as God. Somebody's been stuffing you." It wasn't a murder. I think God just died of old age. And when I realized that he wasn't any more, it didn't shock me. It seemed natural and right.
Maybe it was because I was never properly impressed with a religion. I went to Sunday school and liked the stories about Christ and the Christmas star. They were beautiful. They made you warm and happy to think about. But I didn't believe them. The Sunday School teacher talked too much in the way our grade school teacher used to when she told us about George Washington. Pleasant, pretty stories, but not true.
Religion was too vague. God was different. He was something real, something I could feel. But there were only certain times when I could feel it. I used to lie between cool, clean sheets at night after I'd had a bath, after I had washed my hair and scrubbed my knuckles and finger nails and teeth. Then I could lie quite still in the dark with my face to the window with the trees in it, and talk to God. "I am clean, now. I've never been as clean. I'll never be cleaner." And somehow, it was God. I wasn't sure that it was ... just something cool and dark and clean.
That wasn't religion, though. There was too much of the physical about it. I couldn't get that same feeling during the day, with my hands in dirty dish water and the hard sun showing up the dirtiness on the roof-tops. And after a time, even at night, the feeling of God didn't last. I began to wonder what the minister meant when he said, "God, the father, sees even the smallest sparrow fall. He watches over all his children." That jumbled it all up for me. But I was sure of one thing. If God were a father, with children, that cleanliness I had been feeling wasn't God. So at night, when I went to bed, I would think, "I am clean. I am sleepy." And then I went to sleep. It didn't keep me from enjoying the cleanness any less. I just knew that God wasn't there. He was a man on a throne in Heaven, so he was easy to forget.
Sometimes I found he was useful to remember; especially when I lost things that were important. After slamming through the house, panicky and breathless from searching, I could stop in the middle of a room and shut my eyes. "Please God, let me find my red hat with the blue trimmings." It usually worked. God became a super-father that couldn't spank me. But if I wanted a thing badly enough, he arranged it.
That satisfied me until I began to figure that if God loved all his children equally, why did he bother about my red hat and let other people lose their fathers and mothers for always? I began to see that he didn't have much to do about hats, people dying or anything. They happened whether he wanted them to or not, and he stayed in heaven and pretended not to notice. I wondered a little why God was such a useless thing. It seemed a waste of time to have him. After that he became less and less, until he was...nothingness.
I felt rather proud to think that I had found the truth myself, without help from any one. It puzzled me that other people hadn't found out, too. God was gone. We were younger. We had reached past him. Why couldn't they see it? It still puzzles me.

May 2, 1931. Frances Farmer
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# Enviado em Segunda 07 Setembro 2009 17:24

Je donne 100 euros au type qui me dégotte la partoche de l'intro au piano.
Elle est vraiment difficile à transcrire en dictée musicale, à l'oreille : le rythme est très changeant et élaboré, la mélodie complexe avec des accords disséminés un peu partout, la main gauche est quasi-inaudible ... C'est un peu jazzy, donc imprévisible, structure chaotique, un vrai merdier.
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# Enviado em Sábado 05 Setembro 2009 17:22

Modificado em Domingo 06 Setembro 2009 06:19

The Resistance

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH

edit : l'album enfin sur Deezer
.
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# Enviado em Sexta 04 Setembro 2009 08:27

Modificado em Quarta 09 Setembro 2009 18:30