Je suis choqué : sur les 150 000 séropositifs de France, ce sont à 79% des hommes ... En même temps, perso, ça m'arrange car ça fait 21% pour les femmes ^^

# Enviado em Domingo 04 Outubro 2009 08:22

English accents

Je viens de dénicher un truc ex-ce-llent : un type qui sur son channel youtube imite plein les accents anglais du monde entier ! L'accent d'Oxford, l'accent cockney, américain, indien, redneck, écossais ... L'anglais n'est pas ma langue natale donc personnellement je n'y vois que du feu et trouve les interprétations extrêmement bien réussies, c'en est hilarant de voir le même mec dire le même texte avec la même cadence mais avec un accent différent. On a l'impression d'avoir une personne différente à chaque fois en face de nous.

http://www.youtube.com/profile?user=victorlinguist&view=videos
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# Enviado em Sábado 03 Outubro 2009 18:37

Choisir c'est mourir un peu

J'ai récemment eu une pensée vive et soudaine, une sorte de révélation sur moi-même, et sur une sorte de trouble. Une gêne, une frustration qui était assez chronique depuis deux ou trois ans chez moi, mais qui n'était pas vraiment consciente, une pensée qui faisait l'écho à deux discussions que j'ai eu avec deux connaissances différentes, des discussions qui se recroisant, m'ont fait prendre conscience de quelque chose avant de me coucher (car comme on le sait tous, c'est une fois la journée finie qu'on a plein d'idées, une fois que les évènements de la journée ont bien décanté et que l'esprit les a circonscrit).

Ma première discussion, c'était avec une de mes camarades de lycée qui est avec moi à Sciences Po, mais dans le double cursus avec Paris-VI. C'est donc quelqu'un qui suit deux cursus universitaires en parallèle en horaires aménagées, donc deux fois plus de travail : des études de sciences (mathématiques, informatiques, physique, chimie, biologie, et j'en passe) à Jussieu, et des études de sciences humaines et sociales (histoire, droit, science politique, économie, philosophie politique, sociologie, humanités, langues et j'en passe là aussi) à Sciences Po. C'est une fille brillante, qui a trusté les premières places depuis le bac à sable, tellement à l'aise à l'école qu'elle multipliait les projets, les options, les activités, pour ne pas s'ennuyer, car tout ce qu'elle faisait, ce qu'elle entreprenait, faisait, se passait sans difficulté, elle assimilait très rapidement les connaissances, comprenaient vite les problèmes, les enjeux, bref, une vraie intelligence et une mémoire hors-norme. Cette fille a pourtant redoublé, ce qui, quand on connaît la personne, surprend. VRAIMENT. En l'occurrence, elle a redoublé sa classe de Première pour des raisons psychologiques : elle était atteinte d'hyperactivité et de surmenage. Comme elle avait un esprit puissant, une soif de culture immense et une grande curiosité, tout l'intéressait, et elle se sentait capable de tout apprendre, de toucher à tous les domaines, à toutes les matières, n'arrêtait pas de lire, d'apprendre et de réfléchir toute la journée, à tel point qu'elle en est arrivée à un point de tension nerveuse tel qu'elle ne dormait plus. On l'a admise pendant 10 jours dans une institution psychiatrique pour la calmer, la faire redescendre sur terre et lui faire comprendre l'absurdité de son attitude, qu'elle ne pouvait pas en même temps être abonné à des milliers magazines, suivre le lycée, oeuvrer dans des centaines d'assoc' et lire l'intégrale de Kant en même temps que les travaux de mathématiques du dernier Nobel. Ça a foutu en l'air sa scolarité, et elle a redoublé. Elle a échoué non pas car elle voulait trop bien faire, et trop travailler pour réussir scolairement, mais parce qu'elle voulait TOUT faire, tout apprendre, tout lire, et ça dépassait de bien loin le simple cadre de l'école. Finalement, elle est rentrée dans le rang, s'en est tenu au lycée, qu'elle a survolé sans se fouler, et un ptit 18,5 au bac.
La deuxième discussion, c'est avec une fille qui est à l'ENS Lyon. M'intéressant à elle, j'ai commencé à un peu fouiner mon nez pour voir ce qu'était que l'ENS à Lyon parce que je n'y connaissais pas grand chose aux ENS, je voulais en savoir un peu plus sur ce qu'elle étudiait, quels étaient les évènements, les actualités, les associations dans cette école, comment se déroulait sa vie étudiante, en somme. Et j'ai été émerveillé par le nombre d'activités proposées, par les projets passionnants menés par les étudiants, et surtout, par la qualité de la réflexion de ces jeunes, le sérieux avec lequel ils dirigeaient leurs associations. Ils créent des pièces de théâtre, de la poésie, écrivent des réflexions intelligentes sur le cinéma, il y a des expositions culturelles et artistiques (dessin, peinture, sculpture, photographie) dans tous les sens, des séminaires d'histoire et de politique, une journée Jeunes Cinéastes, des reportages vidéo, des conférences de chercheurs, des colloques, des rencontres et même un "Centre d'études Poétiques" et un centre audiovisuel. Même les sites perso d'assoc' étudiantes étaient chiadés, avec des petits éditos super bien tournés et rédigés. Ça avait de la gueule (ça en a toujours), c'était super intéressant, c'était chouette, et je me suis dit "ah, si seulement j'avais deux vies parallèles, que j'aimerais apprendre tout ce qui se fait dans ces endroits de savoirs, profiter de la vie associative, entendre et apprendre de ce que tous ces professeurs et étudiants ont d'intéressant à dire".

Réfléchissant un instant, je me suis dit qu'au fond, c'était à peu près le même topo à Sciences Po en ce qui concerne la vie étudiante et associative, mais que c'était pas une raison, que j'aurais bien aimé profiter de ces deux vies associatives riches et cadres étudiants exceptionnels.
Je me suis alors énervé quand j'ai compris qu'une vie n'est pas assez pour découvrir tout ce qui se fait de beau, d'inspiré, d'audacieux, d'original, de passionnant dans le monde, les pays à visiter, les disciplines à découvrir, les saveurs à goûter, les films à regarder. Qu'il m'en faut deux, trois, quatre. Le nombre hallucinant de choses que je "manquais" m'écoeurait.
Je ne suis pas un esprit supérieur (et heureusement, j'aimerais éviter la névrose, merci), mais je pense que je suis un esprit effervescent et maladivement curieux, au point d'en être frustré de pas pouvoir prendre le temps pour chaque chose : trop de choses me fascinent, la diversité du monde me donne le tourni. En ce sens, c'est peut-être pour ça que j'ai une relation d'attirance-répulsion avec Internet : c'est tellement grand, tellement large, tellement riche, un vrai puits sans fond, que c'en est à la fois étourdissant et grisant. Je passe énormément de temps sur Internet (en fonction de mon temps libre, de 2 à 10 heures par jour, sachant que je travaille en grande partie sur le net car les ressources documentaires, certains cours, sont en ligne), mais j'essaie de plus en plus de me limiter. Car plus facilement me vient la pensée qu'il faut faire des choix dans la vie, dans les choses qu'on lit ou qu'on regarde, qu'on ne peut pas s'intéresser à tout, et que le temps est quelque chose de trop précieux pour le gaspiller sur des choses certes dignes d'intérêt mais moins que la moyenne (typiquement : Facebook et toutes les vidéos connes mais drôles qui y circulent). C'est frustrant mais j'apprends, je grandis. Un jour peut-être j'arriverais à l'équilibre et à l'apaisement.

J'aimerais conclure sur ce qui, finalement, est l'idée à laquelle je voulais aboutir : on pourrait penser que derrière les apparences, je cultive secrètement cette curiosité qui, j'aime à le penser, me définit en partie, par élitisme, me plaçant comme quelqu'un d'ouvert d'esprit, d'intelligent et de subtil, ouverts à tous les savoirs, ayant soif d'apprendre et ayant le cerveau capable "d'encaisser" tout ce lot d'informations. En fait, une trop grande versatilité dans les centres d'intérêts et une trop grande curiosité est une vraie tare, une malédiction : en saturant l'esprit, elle stoppe la pensée, elle gâche tout, elle abrutit, bêtifie. C'est un vrai malaise que je ressens quand certaines soirées je suis submergé par les informations, les livres, les sites, à tel point que finalement, je n'en visite aucun. Exemple : après une nuit folle de navigation tout azimuts sur Internet, j'ai tellement d'onglets d'ouverts que les visiter me prendrait la nuit, en supposant que je ne clique sur aucun lien supplémentaire (hors ça n'est jamais pas le cas, et c'est bien là le problème de la logique exponentielle du Web). Face à une telle impasse, je mets alors frénétiquement tous ces sites en marque-pages/favoris, pour ... ne jamais y revenir, faute de temps, le train de la vie me reprenant le lendemain matin, les cours, les exposés, les évènements culturels à Paris etc. ... Je dois ainsi avoir plus de 2000 favoris, qui attendent d'être visités, prenant la poussière, devenant obsolètes et/ou 404.
De même, j'ai au moins 15 ou 16 bouquins qui m'attendent sur ma table de chevet (livres boulot ou plaisir), mais jamais je ne me mets à la lecture, découragé que je suis par cette immense pile.
Deezer me donne le tourni, et je n'y vais jamais, trop effrayé d'y passer plus de temps que de raison.

A trop s'éparpiller, je n'aboutis à rien de bon. Je ne termine pas la lecture de tel article dans The Economist mais j'essaie superficiellement de tous les survoler, je zappe constamment sur mon iPod pour changer plus souvent, j'ai du mal à avoir la discipline de ne pas toucher au curseur défileur lorsque je regarde un film DIVX. Je n'arrive pas à me fixer, je suis inconstant, indécis, je ne sais pas faire des choix, je suis un esprit faible, qui n'ose pas prendre des positions sous le prétexte rituel que je n'ai pas assez d'informations sur la question pour pouvoir répondre, je suis assez facilement impressionnable (donc influençable).

Bref, c'est un peu la merde. Choisir, c'est mourir un peu, c'est abandonner une potentialité, c'est fermer une porte dans la ramification croissante de la vie, c'est faire son chemin, sans ça, on s'épuise dans tous les sens, sur tous les fronts, et notre existence perd un peu de son sens, de sa substance. C'est fou : je vis dans un pays libre, j'ai le choix, dans pleins de domaines, pour plein de choses, et ce choix, je ne le prends pas, je l'évite comme la peste, je le redoute, je le maudis. Choisir d'aimer, choisir de quitter, choisir de vivre, de s'arrêter.

Les enfants ne font pas de choix, eux.

# Enviado em Quarta 30 Setembro 2009 17:29

Modificado em Quinta 01 Outubro 2009 03:53

District 9

District 9


Synopsis :


Johannesburg, Afrique du Sud : cela fait 28 ans qu'un immense vaisseau alien tombé en panne stationne au-dessus de la ville. Ses occupants, de pacifiques visiteurs des étoiles, entre le crustacé géant et l'insecte, sont donc forcés de vivre sur Terre, temporairement installés dans des camps de réfugiés, les townships du 'District 9' (allusion un peu lourdingue à l'apartheid et à son fameux « District 6 »). Le tout en attendant que les grands de ce monde décident quoi faire de ces grandes bestioles certes intelligentes mais infoutues de réparer leur vaisseau, et qui se multiplient à grande vitesse depuis quelques années dans ces habitats de fortune, créant ainsi des tensions sociales avec les populations locales.
La MNU (Multi-National United), société privé transnationale, s'occupe de la gestion de ces camps temporaires. Le film suit alors le parcours d'un de ses agents de terrain, Wikus van der Merwe, à l'heure d'une relocalisation des camps aliens vers une zone éloignée de la ville.



Une bande-annonce blockbusterienne, des effets spéciaux dignes d'Independance Day et de La Guerre des Mondes (merci WETA Workshop, la firme d'effets spéciaux de P. Jackson), et pourtant, et pourtant ... Non, District 9 n'est pas un film d'alien, ou n'en épouse pas tout à fait les canons du genre. Amis de Transformers 1 & 2, passez votre chemin. Oscillant entre le film d'action et la série B, entre la SF et le documentaire, District 9 est à l'image de son budget : 30 millions de dollars. Trop pour faire auteurisant, pas assez pour être crédible à Hollywood. Et ça marche.

Déjà, sur le papier, le film à l'originalité de montrer des aliens qui s'en foutent de New York, et qui, oui madame, ne survolent pas l'Amérique. Mais surtout des aliens qui sont menacés par les humains, et non l'inverse. Rien que pour cela, le réalisateur mérite notre reconnaissance.

Le film adopte comme évoqué précédemment la forme documentaire, style Cloverfield : au programme, caméra à l'épaule, reportage de terrain dans les townships, interviews d'experts et extraits d'actualités et de JT, conférant au film une patine série B, genre « film d'alien un peu cheap qui essaie de se racheter une crédibilité avec un peu d'actu fictive», dimension subtilement assumée car ne tombant jamais dans la parodie, à mons avis. Neill Blomkamp fait prendre à son film beaucoup de légèreté par ce mécanisme, esquivant la référence pataude et surtout attendue à la ségrégation raciale, (crevette alien = ségrégé noir), et insérant un certain humour : les conserves pour chat, mets d'élection pour nos crevettes, le décalage entre la familiarité des locaux avec les crevettes et la surprise du spectateur qui appréhendent pour la première fois ces créatures, mais surtout une foule de références, véritable forêt de totems cinéphiles, dont je vous laisse le plaisir de les dénicher.

Film hybride, District 9 suit ensuite dans un deuxième temps un autre tempo, au moment où la métaphore perd son souffle : le film d'action démarre, avec gunfights et rythme haletant. On ne se prend alors plus du tout au sérieux, le film virant vers la pure série B, l'occasion de voir que Blomkamp maîtrise ses gammes de cinéaste et cinéphile, les hommages étant multiples. Pourtant, ce second degré, assez confortable et classique, il faut le dire, reste nuancé, et District 9 mélange avec brio action et réflexion, tournant sur la fin vers le mélodrame, insistant sur la destinée tragique du héros et cet hommage au film La Mouche, son désespoir, mais aussi sur le mérite (ici tardif) de la désobéissance civile.


Donc, chers amis des salles obscures, allez-voir ce bijou :
- Pour le réalisme et les effets spéciaux, car les néo-zélandais de WETA ont fait du lourd, encore une fois : rendu incroyable, incrustation synthèse/réel ...
- Pour le plaisir coupable de la série B et des clins d'½il, dans un film plein de bonnes idées.
- Pour le propos, intelligent.

# Enviado em Terça 29 Setembro 2009 04:48

Modificado em Quinta 01 Outubro 2009 07:58

Amen

Amen

# Enviado em Segunda 28 Setembro 2009 16:57

teubé

Je déclare la perte de ma carte Imagin R' afin de la renouveler, pour la retrouver la minute d'après. C'est non-annulable, ça coute 23¤. VDM

Enfin, non, pas tout à fait VDM, car une belle rencontre musicale quand même

# Enviado em Segunda 28 Setembro 2009 01:18

Modificado em Segunda 28 Setembro 2009 02:07

Les Guignols

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# Enviado em Domingo 27 Setembro 2009 14:40

La Porsche noire, le play-boy et la burqa, par Tahar Ben Jelloun

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/26/la-porsche-noire-le-play-boy-et-la-burqa-par-tahar-ben-jelloun_1245524_3232.html


Le choc des civilisations se remarque parfois dans des situations ridicules, des comportements stupides provoqués par l'arrogance et l'ignorance. Ainsi, j'étais l'autre jour dans le sud du Maroc et j'ai assisté à cette scène : une voiture décapotable arrive à toute vitesse sur une route étroite, une piste pleine de trous. Une voiture de sport, peut-être une Porsche. Elle est conduite par un jeune, tête rasée à la mode, lunettes noires, cigarette aux lèvres et téléphone portable dans une main. Une voiture qui coûte cher, le prix d'une prairie, le prix d'une vie de travail à l'étranger ou le salaire d'un prince. La voiture s'arrête à notre niveau. Le jeune homme est fier de son machin. Il montre le pays à une femme assise à ses côtés, mais une femme enveloppée entièrement d'un voile noir, mains gantées de noir, et sur la fente, pour qu'elle puisse voir, elle a posé des lunettes noires. Un fantôme, une chose qui bouge à peine, mais ne parle pas. Cela me rappelle les dernières pages des Voix de Marrakech d'Elias Canetti, où il décrit une chose noire qui se meut à peine, mais dont on ne voit ni le corps ni aucun membre. Peut-être quelqu'un d'humain est là.

Le jeune homme sort de la Porsche, allume une cigarette et dit en français : "C'est beau mon pays !" La femme séquestrée dans ce linceul noir hoche la tête. Elle ne prononce aucun mot. Sans que je lui parle, il me dit : "Je me suis marié, et je repars avec elle, mais problème papiers, ils veulent photo identité visage découvert, ils sont fous, enfin Allah est grand !" Il passe plusieurs fois la main sur l'aile de la voiture comme s'il caressait la jambe d'une jeune fille nue. A son accent, je constate qu'il est du Rif, pays où l'on cultive du kif, avec lequel on fait le haschisch. Argent facile. Il conduit un engin comme s'il était prêt à s'embarquer pour la Lune et traite sa femme ou celle supposée être sa femme comme une esclave, une chose, un paquet enveloppé dans un service funéraire. Evidemment, il téléphone avec son portable et parle en néerlandais. Il vient de Rotterdam, car la voiture y est immatriculée. La chose le suivra dans son pays d'immigration, ou bien chargera-t-il ses parents de lui livrer le paquet par la poste ?

En repartant, il s'arrange pour que nous recevions un nuage de poussière. La chose noire n'est plus visible. Je n'ai pas eu envie de lui parler. Cela n'aurait servi à rien. Il doit avoir peur des femmes. C'est un problème d'ordre intime et relève de la psychiatrie. Il a peur qu'on lui prenne sa femme, qu'on la viole avec le regard, qu'on la désire en rêve. Alors qu'il la garde en attendant que la pauvre se réveille un jour et prenne sa revanche. C'est déjà arrivé.

Cet individu illustre à lui tout seul toutes les contradictions d'une mentalité de l'âge de pierre avec un pied dans le XXIe siècle. Il utilise les moyens techniques les plus sophistiqués et en même temps traite sa femme comme du bétail.

Ce genre de situation a été dénoncé de manière courageuse et forte par une femme arabe, une psychologue vivant à Los Angeles, qui a débattu il y a quelques mois avec un théologien égyptien sur la chaîne Al-Jazira. C'était le choc de l'année. J'ai retranscrit ce qu'elle a dit et vous en donne quelques passages : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."

Cette femme, à visage découvert évidemment, parle calmement, martèle ses mots et dit ses vérités à un monde où règne l'hypocrisie et l'obscurantisme. Quand elle dit haut et fort qu'elle est laïque et que la foi est d'ordre privé, son interlocuteur hurle, affolé : "Tu es athée, athée, ennemie de l'islam !"

Qu'on le veuille ou non, il y a bel et bien deux mondes qui s'opposent aujourd'hui : celui de la liberté et celui de la barbarie, celle notamment qui a fait démolir des statues bouddhistes en Afghanistan et interdit aux femmes d'aller à l'école ou d'enseigner, de se faire soigner par un médecin homme, de rire de manière audible, d'écouter de la musique, de se maquiller (des femmes ont eu les doigts tranchés parce qu'elles ont mis du vernis sur leurs ongles), etc. La barbarie qui envoie des jeunes gens se faire exploser dans des lieux publics, celle qui menace la paix du monde en se réclamant d'un islam qui n'a rien à voir avec cette brutalité et cette folie. Comme a dit la femme courageuse, "les musulmans doivent se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'humanité avant d'exiger que l'humanité les respecte !".

On a beau dire et répéter que l'Afghanistan et ses talibans ne représentent pas l'islam, que ce qu'ils font est en totale contradiction avec l'esprit et la lettre musulmans, c'est au nom de cette religion qu'ils agissent et parviennent à contaminer une partie de la jeunesse d'origine musulmane, qu'elle soit en Europe ou dans les pays du Maghreb.

Le jeune immigré à la Porsche noire avec la femme en noir a disparu convaincu qu'il est un bon musulman, un homme de son temps et probablement un mari qui ne sera jamais cocu !
________________________________________
Tahar Ben Jelloun est écrivain

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# Enviado em Domingo 27 Setembro 2009 06:20

Comment tu veux que je trouve un titre d'article pour CA ?

La diplomatie, la politesse, le savoir-vivre, le respect des aînés et de la hiérarchie,

=


BULLSHIT

C'est très difficile de vivre en société avec certaines personnes. Il me faut rapidement une cabane isolée dans le Nunavut, sinon je vais tuer des gens.

# Enviado em Sábado 26 Setembro 2009 08:42